Atelier D: Industries mécaniques et automobiles
M. Belkacem BENNIKOUS |
- M. Djamel Eddine CHOUTRI: Ministère de l’Industrie
- Mme Djouher HADDI: Ministère des Participations et de la Promotion des Investissements
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Préambule
Cette présente contribution s’inscrit dans la dynamique impulsée dans les orientations visant la consolidation et l’ancrage du rôle de l’État dans ses missions d’initiateur et de promoteur du programme de transformation et de développement de l’économie nationale, gage de stabilité politique et sociale.
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I – Recommandations pour le développement des industries mécaniques
Ces assises tombent à point nommé car elles nous permettent de signaler qu’il y a vraiment urgence à sauver le secteur des industries mécaniques qui sont en danger de disparition tant sur le plan financier que structurel.
- D’activités regroupées au sein d’entreprises publiques avec un taux d’intégration élevé et très peu de flexibilité ;
- D’un réseau de sous-traitance généré par l’investissement privé entrant dans le cadre du processus d’externalisation engagé durant ces dernières années par les entreprises publiques, mais qui reste néanmoins insuffisant.
Pour la sauvegarde de ce patrimoine industriel et sa propulsion au niveau des marchés mondiaux, il nous apparaît vital de formuler les six recommandations majeures suivantes :
Première recommandation :
Recentrer les entreprises sur leurs activités de base et/ou stratégiques plus particulièrement orientées vers la reconquête des marchés intérieurs et une insertion dans le marché mondial.
Deuxième recommandation :
- Fonderie (La GS, L’acier, La Grise et L’Alu) ;
- Forge et l’estampage ;
- Moteurs thermiques stationnaires et d’autopropulsion.
Ces trois filières constituent un potentiel réel et extraordinaire en matière d’intégration nationale et d’exportation compte tenu des avantages comparatifs coûts d’énergie.
Troisième recommandation :
- l’extension de la gamme de production de pièces mécaniques de précision et de composants finis nécessaires au produit de la mécanique d’une manière générale ;
- l’appui particulier à l’UPIAM (Union Professionnelle des Industries de l’Automobile et de la Mécanique) et aux unions et organisations professionnelles ;
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Le soutien de l’État à travers :
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La prise en charge des financements des études de maturation des projets ;
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La mise à disposition sous forme de concessions des terrains d’assiette consacrés à l’investissement dans le secteur des Industries Mécaniques ;
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La prise en charge totale des Mises à niveau des activités du secteur.
Quatrième recommandation :
Mettre en œuvre avec le concours de l’Etat un programme de restructuration et de réhabilitation du marché national, de l’outil de production des entreprises publiques qui disposent d’un tissu industriel (production, sous-traitance, commercialisation) ainsi qu’un programme (spécifique) de mise à niveau pour le secteur privé.
Cinquième recommandation :
Financer la réalisation, en concours définitifs de l’Etat, de Centres techniques Industriels de Mécanique (CETIM) avec une implication forte des professionnels du secteur dans son fonctionnement (UPIAM). Encourager et promouvoir la contractualisation des relations entreprises/Universités/Grandes Ecoles et la création des bureaux d’engineering
Sixième recommandation :
Encourager les entreprises publiques restructurées et les entreprises privées à nouer des partenariats publics/étranger, public/privé, privé/privé et privé/étranger, pour reconquérir notamment les marchés nationaux de la sous-traitance et promouvoir une capacité d’exportation.
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II – Recommandations pour le développement de l’industrie automobile
La filière automobile est une filière porteuse de croissance, de transfert technologique et de relance économique.
La mise en œuvre d’un programme d’industrialisation de l’automobile s’appuie essentiellement sur les recommandations figurant dans le chapitre mécanique car nous considérons que le redressement des industries mécaniques est un préalable à l’essor d’une industrie automobile en Algérie.
Quels sont les atouts et les faiblesses qui caractérisent cette industrie dans notre pays ?
- La définition de l’industrie automobile
- Sa situation actuelle
- Recommandations
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1. L’industrie automobile peut être définie selon…
2 - Situation actuelle de l’industrie automobile
- La taille du Parc automobile national (3 millions de véhicules dont 2 millions de véhicules de tourisme) ;
- Les perspectives d’expansion du marché de 200.000 véhicules chaque année auxquels il faudrait rajouter un parc à renouveler à 80% (ce qui nous amènerait, aux alentours de 2030, à un parc d’environ 10 millions de véhicules) ;
- Les effets des dernières mesures relatives au Contrôle technique et à l’interdiction d’importation des véhicules d’occasion ;
- L’existence d’activités manufacturières à vocation automobile mais qui restent néanmoins embryonnaires.
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3. Les recommandations
Première recommandation :
- La proximité d’un grand port (Alger) ;
- La disponibilité de sources d’énergies (gaz, électricité, eau;) ;
- Les voies d’accès et de communication (route, voies ferrées) ;
- La disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée (zone industrielle de Rouïba);
- La proximité de grands pôles universitaires (Alger, Boumerdès et Blida) ;
- Les possibilités offertes par les activités industrielles concentrées à Rouïba et ses environs ;
- La présence d’un réseau de sous-traitants privé et public en voie de densification.
Deuxième recommandation :
- De favoriser au plan tarifaire, fiscal et autres (modulation des taux bancaires liés au financement desdites activités, les activités industrielles d’assemblage et de montage au détriment de celles commerciales).
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D’envisager la mise en place d’un différentiel entre le CKD et le véhicule importé en l’état (CBU) ; la notion SKD devrait être assimilée au CBU (mise en œuvre d’un différentiel (D.D. + TVA) entre les CKD et le CBU (facteur incontournable) et en impulsant l’intégration d’une production locale de composants mécaniques) :
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La mise en place d’un différentiel de 35% minimum pour un véhicule de puissance inférieure à 1800 cm3
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Une TVA réduite à 7% pour le véhicule sorti des usines de montage.
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De financer les études de maturation de projets identifiés, liés au développement de la sous-traitance et aux projets industriels.
Troisième recommandation :
Donner un signal fort au monde entier et surtout à tous ceux qui ne nous accordent plus aucune crédibilité dans le lancement d’une industrie automobile en réalisant le projet d’un circuit automobile capable d’accueillir rapidement un grand prix du championnat du monde pilote et constructeurs de Formule 1.
Quatrième recommandation :
Proposer la réalisation d’un tel projet de création d’une industrie automobile à un et un seul constructeur, pour mieux crédibiliser la démarche ; en s’appuyant, par exemple, sur le principe du « Self Supporting Program », formule de compensation des échanges commerciaux la plus adaptée en la matière qui impose au constructeur, pour un marché de 100.000 véhicules par an en Algérie, une capacité de production de 200.000 véhicules par an dont 100.000 seront exportés dans ses réseaux à l’extérieur à partir de l’Algérie.
Cinquième recommandation :
Réaliser avec ce constructeur de façon séquentielle les projets de tous les autres véhicules autopropulsés entrant dans sa gamme de compétence (Terre / Mer / Air).
Sixième recommandation :
Adopter le planning des actions prioritaires pour assurer la mise à jour permanente d’un PNDI par une structure existante ou à créer au sein du MPPI.
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